L’édition du festival 2020 est reportée à 2021

Avec la crise sanitaire et depuis le début du confinement, le Festival d’Orgue de Masevaux se retrouvait dans une situation inconfortable à l’égard des solistes et des ensembles invités, dans l’impossibilité de communiquer avec eux, d’organiser leurs transports et leurs séjours, de même qu’avec ses partenaires et son public.

Face aux nombreuses incertitudes dans un avenir proche, la direction du festival a pris la décision d’annuler la 44e édition du festival prévue du 19 juillet au 13 septembre 2020. Veiller à préserver la santé du public, des artistes et des nombreux bénévoles qui se mobilisent chaque été pour assurer le bon déroulement du festival était une priorité.

Comme la plupart des événements culturels, l’économie du festival d’orgue de Masevaux repose sur l’engagement d’artistes professionnels et sur la mobilisation des ressources locales, en particulier celles des communes concernées, des hôteliers et des restaurateurs.

En concertation avec les artistes invités, ces concerts sont reportés du 25 juillet au 12 septembre 2021.

Les responsables du festival remercient chaleureusement son public pour ses messages de sympathie, ainsi que l’ensemble de ses partenaires publics et privés pour leur soutien dans un moment difficile.

Christophe Beltzung, Président
Pierre Chevreau, Directeur artistique
 

SEULS 2 CONCERTS MAINTENUS EN 2020

En raison de la crise sanitaire, réservations obligatoires
à l’Office de Tourisme de Masevaux : 03 89 82 41 99
Port du masque obligatoire

Dimanche 23 août 17h30| Kirchberg – Eglise Saint-Vincent

Speculation Bach

Reconstructions d’œuvres de musique de chambre et de chorals de Johann Sebastian Bach dans une approche fidèle.

Ensemble instrumental « Aux pieds de Roy »
Michael Form, flûte à bec, David Plantier, violon baroque,
Etienne Cloutier, violoncelle baroque, Dirk Börner, clavecin
Olivier Wyrwas, orgue

Ce programme dont l’intitulé semble un peu énigmatique, nous propose des sonates et des chorals pour flûte, violon, basse de viole et clavecin de Johann Sebastian Bach, petites merveilles de poésie et de raffinement probablement créées au cours des années de Weimar et de Köthen où se pointe le goût galant. L’occasion de découvrir des œuvres du Cantor rarement jouées et métamorphosées dans l’interprétation de l’Ensemble « Aux pieds de Roy ». L’église de Kirchberg a été choisie pour sa remarquable acoustique et son orgue Valentin Rinkenbach (1845).

Johann Sebastian Bach (1685-1750) :
Sonate à trois, en si bémol majeur «choral»

Deux chorals figurés de Dirk Börner :
« Jesu meine Freude », BWV 794 en fa majeur
« Wer nur den lieben Gott lässt walten », BWV 797 en sol mineur

Sonate en trio en ré majeur, BWV 1028
(Reconstruction de Michael Form)

Deux chorals :
« Wenn wir in höchsten Nöthen sein », BWV 641 (Orgelbüchlein)
« Kommst du nun, Jesu,vom Himmel herunter », BWV 650 (Six chorals Schübler)
Prélude et fugue en sol majeur, BWV 541
pour orgue (soliste : Olivier Wyrwas)

Deux chorals de l’Orgelbüchlein :
« Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ », BWV 639
« O Mensch, bewein’ dein Sünde groß », BWV 622

Sonate en trio en do majeur, BWV 1032 R
(Reconstruction de Michael Form)

L’Ensemble « Aux pieds du Roy » a été créé en 2005 par Dirk Börner et Michael Form dans le but de se consacrer pleinement à la recherche et à l’interprétation de la musique de chambre française du début du XVIIIe siècle.

Le nom de l’ensemble trouve son origine dans l’acception française de l’ancien « pied », unité de mesure utilisée, entre autres, pour déterminer différentes longueurs de pendule et qui permet d’obtenir des tempos musicaux très précis. Le pendule est l’ancêtre baroque du métronome classique et a été utilisé notamment dans les traités français du 18e siècle pour déterminer des tempos exacts, notamment des caractères de danse. La préposition « aux » est un clin d’œil au fait que, dans les concerts d’appartement de Louis XIV, les musiciens jouaient « aux pieds » du monarque. De plus, le Roy Soleil lui-même était connu pour être l’un des meilleurs danseurs de son royaume.

En 2007, un vaste projet de recherche intitulé « Vers une nouvelle plasticité du rythme » soutenu par la Haute École des Arts de Berne (Suisse) a été lancé pour explorer l’interaction de la musique et de la belle danse dans le baroque français. Le résultat artistique a donné lieu à un enregistrement de Pièces en trio de Marin Marais publié aux éditions Ambronay et Harmonia Mundi France. Le CD est devenu une référence pour ce répertoire. Depuis 2008, cet ensemble s’est produit à la Salle Gaveau et à la Bibliothèque Nationale à Paris, au Festival Winter in Schwetzingen (Allemagne), aux Festwochen der Alten Musik à Innsbruck (Autriche) et dans d’autres festivals importants en France et en Italie. Suite à la récompense du Diapason d’Or pour leur CD « Bach Remixed » en 2013, Michael Form et Dirk Börner ont développé avec leurs collègues un programme ambitieux de la musique de chambre de Johann Sebastian Bach. Pour leur nouvel album « Speculation on J.S. Bach », ils ont de nouveau été récompensés par un Diapason d’Or en février 2019.

Entrée libre – placement libre – Plateau

Parrainage : Communauté de Communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach, Conseil Départemental du Haut-Rhin, Commune de Kirchberg.

Dimanche 13 Septembre à 17h00| Masevaux – Eglise Saint-Martin

Cuivres au sommet

Un concert dans un esprit convivial et festif associant les cuivres à l’orgue.

Octuor de Cuivres d’Alsace
Huw Morgan, Franck Pulcini, Maxime Faix, Marc Ullrich, trompettes
Henri-Michel Garzia, Renaud Bernad, Mathieu Turbé, Brian Damide, trombones

Olivier Salandini
organiste de la cathédrale de Bourges

Marc Ullrich, grand trompettiste alsacien au sommet de son talent, a forgé avec son Octuor de cuivres d’Alsace, une identité sonore ample, fervente, généreuse, qu’il mettra au service d’un beau programme à l’image d’un voyage musical dans le temps. De la Renaissance italienne à Saint-Marc de Venise illustrée par Monteverdi et Gabrieli, ce voyage se poursuivra avec des ouvres festives ou recueillies de Haendel, Beethoven, Dvorak et Moussorgski dont l’imposante Grande Porte de Kiev des Tableaux d’une exposition sera le point culminant d’un concert d’exception.

Claudio Monteverdi (1567-1643)
Deus in adjutonarium (extrait des Vêpres de la Vierge), pour cuivres

Giovanni Gabrieli (1557-1612)
Canzone en double écho, pour cuivres et orgue
Canzone Septini Toni II, pour cuivres

Ludovico Grossi Da Viadana (1560-1627)
Sinfonia La Bergamasca, pour cuivres

Johann Gottfried Walther (1684-1748)
Concerto en si mineur d’après Vivaldi, pour orgue

Georg Friederich Haendel (1685-1759)
Ouverture des feux d’artifice royaux, HWV 351, pour cuivres et orgue

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Trois Equali, pour quatre trombones

Antonín Dvorák (1841-1904)
Chant de la Lune, pour cuivres (extrait de l’opéra Rusalka)

Marcel Dupré (1886-1971)
Variations sur un noël, pour orgue

Modeste Moussorgski (1839-1881)
Grande Porte de Kiev, pour cuivres et orgue

L’Octuor de Cuivres d’Alsace est né de la rencontre de trompettistes et de trombonistes, tous solistes au sein de diverses formations symphoniques (Strasbourg, Bâle, Francfort et Fribourg en Brisgau), ainsi que de professeurs enseignant dans les conservatoires de Strasbourg, Bordeaux et Montbéliard.

L’Octuor de cuivres (quatre trompettes et quatre trombones) est une formation ayant traversé toutes les époques. Elle trouve ses racines à la Renaissance, à Venise, avec des compositeurs tels que Gabrieli et Guami, et comme ancêtres les cornets à bouquin et les sacqueboutes, jouant la plupart du temps à plusieurs chœurs.

Du temps de Bach et à l’époque Classique, les ensembles de trompettes et de trombones furent sollicités au sein des œuvres sacrées, en accompagnement et en soutien des chœurs, ainsi que pour l’exécution des chorals.

Si Stravinsky, Bartok et Varèse ont enrichi le répertoire contemporain des cuivres d’œuvres puissantes et pour la plupart très virtuoses, il ne faut pas oublier les grands Romantiques tels que Berlioz, Strauss et Wagner qui, grâce aux formations d’alors, ont su créer des palettes sonores aux couleurs incroyablement profondes et variées.

Olivier Salandini étudie l’orgue et le clavecin à Nice, Amsterdam, Utrecht et Paris. Diplomé de deux masters de pédagogie du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il est lauréat des concours internationaux de Lausanne, Herford et Bologne. Il est actuellement professeur d’orgue au Conservatoire de Clermont-Ferrand et organiste de la cathédrale de Bourges.

Placement libre – Vente des billets : Office de Tourisme de Masevaux à l’église le jour du concert à partir de 16h00.

Parrainage : Communauté de Communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach.